animé par l'Atelier Val d'Aubois


Nous avons choisi de programmer les spectacles annulés lors du confinement avant la fin de l'année 2020 pour soutenir les compagnies et les artistes qui ont vu durant cette période plus de 50% de leurs dates annulées.

Aussi, nous savons que cette fin d'année est  dense - mais nous vous serions très reconnaissants de nous soutenir en assistant au plus grand nombre des propositions ainsi vous soutiendrez solidairement la création artistique et le spectacle vivant. MERCI


En cas de couvre-feu éventuel sur le Cher, les séances prévues à 20 h 30                                                          seront avancées à 18 h 30


jeudi 29 et vendredi 30 octobre 2020 - 20 h 30

Danses macabres ou petites morts joyeuses

par Kiosk théâtre -  pièce pour piano désossé et marionnettes

par Cécile Thévenot et Maëlle Le Gall

Les Danses Macabres sont une succession de tableaux musicaux et visuels. Pensés comme un concert marionnettique ou un spectacle musical, ces danses seront autonomes techniquement et ont vocation à jouer dans et hors des théâtres. Elles sont la rencontre entre la puissance de la musique expérimentale et les personnages marionnettiques.

L’écriture s’appuie sur une forme musicale baroque particulière : les suites . Succession de pièces courtes aux caractères contrastés illustrant à chaque fois une nouvelle danse. Ces musiques, pensées pour la danse, nous permettent le dialogue entre mouvements, images et sons, interrogeant les liens existants entre geste et musique.

Il y a des oiseaux qui se crashent, une petite fille qui quitte son corps d’enfant, un dormeur éternel porté à bras le corps, une danseuse qui veut vaincre la mort et des sacs plastiques qui volent au milieu de ce monde qui meurt. On va jouer à la mort, on va jouer à mourir, à se réanimer, à se tuer, se re-tuer. On va jouer parce qu’on voudrait en rire, pour prendre notre revanche sur cette mort qui advient sans crier gare.

Scénographie : Jordan Bonnot et Mathieu Fernandez (Collectif La Méandre) / Construction marionnettes : Maëlle Le Gall, Sophie Deslauriers et Marine Roussel / Oreille extérieure : Vincent Posty / Regards extérieurs : Marine Roussel et Gwenaël Le Boulluec / Complices: Lucie Paquet et Emilie Bender
 Soutiens : Théâtre de Marionnette de Belfort, L’Atelier Val d’Aubois, Le Carroi, La Carrosserie Mesnier, Cie Emilie Valantin, Théâtre de la marionnette à Paris

https://www.youtube.com/watch?v=q4jp-1442Pw&feature=emb_logo

Spectacle tout public à partir de 10 ans

Tarifs : 6 à 12 € 

Réservations conseillées - places assises - Jauge limitée

Protocole sanitaire  : port du masque obligatoire, distanciation, hygiène des mains, flux de circulation


Vendredi 13 novembre - 20 h 30 et samedi 14 novembre 2020 - 17 h 00

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par la compagnie Soliloque le chant du fond -                                            Partition corporelle articulée

Texte Jacques Rebotier
Mise en scène Estelle Bezault
Jeu dansé Anselme Couturier
Jeu rythmique Florian Satche
Jeu articulé Estelle Bezault
Lumières Alessandro Vuillermin
Son Aurélien Claranbaux
 
Regard extérieur Dimitri Hatton & Alexandre Finck
Scénographie Charlotte Leclaire
Construction décor Denis Bezault & Nicolas Franchot
Costumes Pauline Germon

Vidéo Eric Martinen

 

 

Au seuil d'une société en berne où l'humain oscille entre prouesse technique et chute imminente, un petit cirque "poussiéreux mais radieux" tente une énième fois le tout pour le tout...

 

Partition corporelle articulée d'après le carnet de bord poétique de Jacques Rebotier * tenu lors de son travail avec les jeunes circassiens du Centre National des Arts du Cirque en 1998.

 

 

 

Spectacle tout public à partir de 10 ans.

https://vimeo.com/321961071

 

Réservations obligatoires (limite 30 ' avant spectacle jauge limitée : 06 50 39 27 88 )


Mercredi 18 novembre 2020 - 20 h 30

Ciné de la vallée  -  Come back Africa

film de Lionel Rogosin

USA -1959 - 82 minutes

 

Après avoir réalisé un film sur les sans-abris aux Etats-Unis, Lionel Rogosin part avec une équipe de tournage en Afrique du Sud en déclarant aux autorités locales qu’il veut produire un documentaire sur la musique. Filmé clandestinement par un réalisateur américain blanc dans Sophiatown, un township noir de Johannesburg, Come Back Africa nous montre la vie des communautés noires sous l’apartheid. Entre brimades et défiance, le film de Lionel Rogosin expose les relations blancs/noirs dans l’Afrique du Sud des années 50. Les militants y jouent leur propre rôle dans un scénario de fiction qui nous invite à découvrir le ghetto au travers du regard d’un nouvel arrivant, Zacharia. Les images ont pu sortir d'Afrique du Sud pour être montées aux Etats-Unis puis diffusées dans le monde entier ; c’est un film politique, le premier à dénoncer l’Apartheid.

 

"Je pense que même à l’heure actuelle, c’est toujours un film très revendiqué, même s’il a été tourné il y a 60 ans et s’il s’est passé beaucoup de choses entretemps. Il est revendiqué en tant que trace mémorielle, c’est sûr, mais il est aussi revendiqué parce que c’est la première fois que Myriam Makena chante à l’écran. Elle était très connue à l’époque au sein de la communauté noire, mais elle n’était pas connue en dehors avant d’entreprendre une carrière internationale par la suite, avant de devenir la personne engagée que l’on sait. Si je me souviens bien des propos du fils de Lionel Rogosin à propos de cette séquence, à l’époque, elle chantait dans la rue, elle était connue, mais elle avait une peur bleue de tout ce qui était caméra. Elle était d’une grande timidité, et tout le monde se disait « c’est incroyable » parce que lorsqu’elle entre dans cette séquence, elle donne l’impression d’être une personne anonyme et banale, quelqu’un parmi d’autre, mais quand elle commence à chanter tout à coup, elle capte la lumière de la caméra, elle capte tous les rayons et devient un astre. L’émotion est toujours présente, et ce n’est pas le simple fait de la filmer. Elle va au devant de l’écran, ou plutôt au devant de la caméra. On sent qu’elle éclot." extrait d'interview de Monique Peyrière.

 

Prix des places : 4 et 5 €

Sous l'égide de la Fédération des cinés-clubs : INTERFILM